24/05/2026
Verbatim
« Dès qu’un rayon de soleil s’installait dans notre séjour, gagné par l’engourdissement que me procurait la chaleur de serre qui régnait dans l’alcôve vitrée qui donnait sur le jardin, où je me réfugiais volontiers quand j’étais seul, j’érotisais tout ce que je lisais. J’ouvrais les livres avec concupiscence, mes yeux balayaient les pages et les traversaient, munis d’une sonde qui me permettait de détecter les passages où il était question de corps qui se rapprochent, de peaux qui se touchent, de membres qui s’entremêlent. » Tristan Ledoux L’Idole mise à nu