Douglas Adams : Le Guide du voyageur galactique
31/03/2025
Douglas Noel Adams (1952-2001) est un écrivain et scénariste britannique. Il est l'auteur du Guide du voyageur galactique (1979), une saga de science-fiction humoristique dont il scénarise le feuilleton radio original, puis écrit la « trilogie en cinq volumes » de romans. En voici le premier volet, sous-titré H2G2, I.
Arthur Dent, un Anglais moyen « et pas tout à fait bien dans sa peau », réalise au dernier moment que sa maison est sur le point d'être détruite pour faire place à une autoroute. C’est aussi à cet instant que son ami depuis quinze ans, Ford Prefect, va lui révéler coup sur coup que la Terre elle-même est sur le point d'être détruite par les Vogons, une race extraterrestre, pour faire place à une voie express hyperspatiale et que lui-même est natif de la planète Bételgeuse, venu sur Terre comme « enquêteur itinérant pour le compte de cet ouvrage en tout point remarquable qu’est Le Guide du voyageur galactique. » Ford va les sauver in extremis de la catastrophe juste avant sa destruction en faisant de l'astro-stop sur un vaisseau Vogon qui ne veut pas de ces passagers clandestins !
A partir de là, le début déjà bien délirant va atteindre des proportions hors du sens commun, riche en aventures extravagantes et rencontres qui ne le seront pas moins comme Zaphod Beeblebrox, le président à deux têtes du gouvernement impérial galactique dont « la tâche n’était pas d’exercer le pouvoir mais de détourner l’attention de son exercice », Trillian, une Terrienne qu’Arthur avait draguée en vain, et Marvin, un « robot maniaco-dépressif ». Le petit groupe voyagera à travers la galaxie, affrontant diverses aventures et dangers, tout en cherchant à répondre à la Grande Question sur la Vie, l'Univers et le Reste.
Nous sommes chez les fous ou si vous préférez, chez les Monty Python ! L’absurdité du récit tout en situations comiques ou dialogues farfelus tend à démontrer l’absurdité de la vie, et ce n’est pas la technologie avancée qui fait mieux, le fameux Guide du voyageur galactique, un livre électronique, est rempli d’informations sans intérêt ou fausses. Pourtant, au cœur de ce non sense très pythonesque, nos héros cherchent justement un sens à leur existence et cet univers, une quête louable mais qu’ils rendent vaine et surtout ridicule par la volonté délibérée de celui qui les manie avec délectation, Douglas Adams !
Jadis je me précipitais sur les nouveaux films des Monty Python pour avoir ma dose d’humour et ici le début du bouquin m’a follement amusé et puis… plouf ! le soufflé est retombé. Trop d’humour, tue l’humour ? Trop d’absurdités pour mon vieux cerveau ? Allez savoir… J’ai fini par m’ennuyer une fois encore.
« Il est un fait important (et bien connu) que les choses ne sont pas toujours conformes aux apparences. Par exemple, sur la planète Terre, l’homme a toujours considéré qu’il était plus intelligent que les dauphins sous prétexte qu’il avait inventé toutes sortes de choses – la roue, New York, les guerres, etc. – tandis que les dauphins quant à eux n’avaient jamais rien su faire d’autre que déconner dans l’eau et plus généralement prendre du bon temps. Mais, réciproquement, les dauphins s’étaient toujours crus bien plus intelligents que les hommes – et précisément pour les mêmes raisons. »
Douglas Adams Le Guide du voyageur galactique H2G2, I Folio - 275 pages -
Traduit de l’anglais par Jean Bonnefoy
Roman lu dans le cadre du challenge SF 2025 organisé par Sandrine
8 commentaires
ça me rappelle "Sans nouvelles de Gurb" que tu connais peut-être et qui au moins avait le mérite d'être court (en plus d'être drôle) !
Non, je ne connais pas ce bouquin… mais remarque « Le Guide… » n’est pas très long non plus…
Un souvenir lointain, sans doute pas si positif puisque je n'ai pas continué la série.
J’espère que tout le monde m’a bien compris, le roman n’est pas mauvais, loin de là, mais ça ne m’amuse plus aujourd’hui. Avec l’âge, mes zygomatiques n’ont plus leur souplesse d’antan et à trop les solliciter, ils se crispent et finissent par se bloquer !
Avec le temps, ce qu'on a aimé hier peut décevoir... parfois, mieux vaut rester sur ses souvenirs.
C'est très juste !
La mention des zygomatiques sclérosés a provoqué une torsion des miens (ça va, c'est pas trop douloureux, on peut survivre...) ;-)
Plus sérieusement, je note la référence, merci!
(s) ta d loi du cine, "squatter" chez dasola
Nous sommes aussi là pour nous amuser ! Je te souhaite un bon moment de lecture avec ce bouquin…
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