Laura Vasquez : Les Forces
15/01/2026
Laura Vazquez, née en 1986, est une poétesse et romancière française. Issue d'une famille originaire d'Espagne, elle vit quelques années en Espagne avant de s'installer à Marseille. En 2025, son deuxième roman, Les Forces, paraît à la rentrée littéraire de septembre et il reçoit plusieurs prix.
Je vous prie de m’excuser mais je vais être très direct et brutal, j’ai trouvé ce roman particulièrement chiant !!!
Le roman se présente comme un texte initiatique où nous suivons une narratrice, de sa jeunesse à l’âge adulte, en cinq étapes de sa vie. Déjà enfant, elle en convient, « Je suis bizarre » et dès les premières lignes ça saute aux yeux du lecteur qui pressent être mal embarqué dans ce calvaire annoncé, « Il y a un secret dans les choses et le secret des choses prend la forme des choses » (Sic !). En me cramponnant au livre je l’ai suivie dans un bar lesbien, une maison abandonnée, un immeuble peuplé de sectes, et enfin une longue marche solitaire vers une montagne avant d’atteindre, épuisé, le point final.
Le texte adopte tous les codes intellos les plus bidons et convenus, il s’agit donc une fois de plus d’une critique de l’ordre social et de la société avec ses normes aliénantes, ses mensonges, dont la narratrice cherche à s’échapper. Pour nous prouver que sa vision ne manque pas de profondeur, l’écrivaine convoque les références philosophiques et littéraires de grands noms comme Homère, Wittgenstein, Beckett ou Simone Weil qui n’étant plus là ne peuvent pas se plaindre… Blablabla.
Pour résumer, un ramassis, quasi illisible, de lieux communs et d’idées fumeuses (« C’est la cause des viols, qui sont des masturbations sur un autre corps » ; « Le bien et le mal sont les deux points d’une ligne qui n’a pas d’extrémités »).
Un roman paru aux éditions du sous-sol, lieu dont il n’aurait pas dû sortir !
« Les pensées dominantes se diffusent en nous. La culture fournit aux membres du groupe une sorte de guide. De génération en génération, les personnes intègrent une masse de connaissances allant de se saluer à se vêtir, de se laver à se sourire, de lire à pleurer ses morts, de protester à cuire les céréales. L’être vivant organise le milieu. Et toi ? »

9 commentaires
Je rigole car : droit au but!
Attirée par un avis bien plus positif, je viens de l'emprunter en bibli (prudente, la guêpe ^_^)
Alors j'attends ton avis avec curiosité !
Eh bien voilà qui est clair, nos avis sont pour une fois complètement opposés !
En refermant ce roman je me suis demandé où j’avais pu trouver l’idée de le lire ? C’est donc ton billet et effectivement nous n’y avons pas vu la même chose, c’est le moins que l’on puisse dire !!!! De notre « duel » c’est toi qui en sort vainqueur… toi tu n’as pas perdu ton temps.
Tu me vois à l'inverse bien désolée de t'avoir fait perdre le tien... :)
Deux choses me retenaient face à ce roman : le fait qu'il soit unanimement encensé par la critique "institutionnelle" et le terme de poétesse... Ton avis et les extraits me confirment que je n'ai même pas besoin de l'emprunter "pour voir"...
Tu peux toujours le feuilleter en bibliothèque avant de prendre réellement ta décision : d'un côté il y a ma critique sévère, de l'autre il y a des avis favorables, de blogueurs et de professionnels, et le bouquin a reçu plusieurs prix ! De quoi s'interroger non ?
"Un roman paru aux éditions du sous-sol, lieu dont il n’aurait pas dû sortir !" : j'adore ! :-)
Et pourtant... moi j'ai beaucoup aimé ! ;-)
Elle est très clivante Laura Vazquez et je comprends complètement qu'on n'aime pas du tout. Moi ça me parle. Après peut-être oui qu'elle en fait trop sur les références.
J'adore quand on "s'écharpe" sur des livres ou des auteurs, ça fait vivre la littérature !
Oui, c’est ma faiblesse, j’adore faire de l’humour dès que c’est possible ! Pour en revenir au bouquin, je ne vois pas ce qui séduit ses lecteurs ? Pourtant ils existent puisque le livre a reçu plusieurs prix… Où nous sommes d’accord c’est lorsque tu dis « J'adore quand on "s'écharpe" sur des livres ou des auteurs, ça fait vivre la littérature ! » Et j’ajouterai, je n’ai pas la prétention d’avoir toujours raison dans mes critiques… même si ici, je ne changerai pas d’avis !
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