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10/09/2026

Eduardo Mendoza : Sans nouvelles de Gurb

Eduardo Mendoza, Eduardo Mendoza, né en 1943 à Barcelone, est un écrivain espagnol, considéré comme l'auteur le plus représentatif de sa génération. Il remporte le Prix Cervantes en 2016. Fils de magistrat, il suit sa scolarité dans un collège tenu par les frères Maristes. Après des études de droit, il étudie la sociologie à Londres entre 1966 et 1967. Il travaille comme avocat, mais en 1973 il part pour New York où il est traducteur à l'ONU. Son premier roman paraît peu avant la mort de Franco et reçoit le Prix de la Critique. Son roman, Sans nouvelles de Gurb (1990), a été traduit chez nous en 1994.

Deux extraterrestres atterrissent près de Barcelone juste avant les Jeux Olympiques de 1992 pour explorer la Terre. Le premier, Gurb, prend l'apparence de Madonna et disparaît aussitôt dans la ville. Le second, qui est aussi le commandant et le narrateur, part à sa recherche.

Je ne sais plus qui m’a donné l’envie de lire ce roman mais si je le retrouve il va m’entendre !

Le récit est rédigé comme un journal de bord où sont consignées heure par heure les recherches du narrateur. Le roman se voulant burlesque, ce ne sont que situations abracadabrantes, comme se métamorphoser en personnages célèbres, ou absurdités totales : il se fait renverser par des voitures, engloutit des masses de beignets, gaspille l'argent local etc. Pour mieux s’intégrer dans ce monde étranger pour lui, il achète un appartement et se cherche une femme pour que ça ressemble plus à un vrai foyer.

Je suppose que l’écrivain a voulu, avec ce roman, mettre ses pas dans les traces de Montesquieu et ses Lettres persanes, mais dans une tonalité carrément farfelue et un talent moindre, c’est le moins que l’on puisse dire. Personnellement j’ai trouvé cela pénible à lire et bien que le livre soit très court, il était encore trop long pour moi. On va me dire que le regard décalé de l'extraterrestre souligne l'absurdité des conventions quotidiennes ou que le roman évoque la solitude urbaine car si le narrateur cherche Gurb, c’est aussi qu’il cherche à établir un lien avec les gens qu'il croise. Mouais.

Pour moi c’est un bouquin lourdingue et simplet.

 

« 19h30 Cela fait une heure que je cours les hôtels. Il n’y a pas une chambre de libre car d’après ce qu’on m’a expliqué, a lieu en ce moment le Symposium du Poivron Farci dans la Cuisine Moderne, auquel participent des experts venus du monde entier. 20h30 Une deuxième heure de recherches et une certaine pratique du pourboire m’ont permis d’obtenir une chambre avec salle de bains et vue sur un chantier de travaux publics assez importants. En s’aidant d’un mégaphone, le réceptionniste m’assure que les travaux de percement et de déblaiement s’arrêteront pour la nuit. »

 

Eduardo Mendoza, Eduardo Mendoza    Sans nouvelles de Gurb   Points  - 171 pages - 

Traduit de l’espagnol par François Maspero

06:00 Publié dans SF | Tags : eduardo mendoza | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |