16/04/2026
René Manzor : L’Ombre des innocents
René Manzor, nom de plume de René Lalanne, né en 1959 à Mont-de-Marsan, est un réalisateur et scénariste français, frère de Francis et Jean-Félix Lalanne. A la télévision américaine, il a signé la réalisation de plusieurs épisodes de séries comme Le Voyageur, Highlander, Frères d'armes, Les Aventures du jeune Indiana Jones. En mai 2012 il publie son premier roman Les Ames Rivales. Paru en 2024, L’Ombre des innocents vient d’être réédité en poche.
Marion Scriba, romancière de polars, est dans le bureau parisien de son éditeur quand la police déboule et l’arrête séance tenante, l’accusant de plusieurs meurtres d’enfants, en Belgique et en Allemagne, qui font la une des médias depuis plusieurs semaines. Son ADN a été retrouvé sur l’arme qui a servi pour le dernier crime ! Acculée, Marion n’a plus qu’une solution, s’évader pour prouver son innocence et découvrir le vrai coupable. Elle se lance alors dans une cavale qui nous entraine en Italie et en Suisse…
Un premier essai avec cet écrivain m’avait moyennement convaincu, là je dis haut et fort NON !!!
Dès l’entame du roman je n’y ai pas cru et tout le reste de l’intrigue va m’agacer au plus haut point car rien n’est crédible là-dedans. Juste un exemple, sans intérêt réel pour l’intrigue mais simple à expliquer, quelques heures à peine après s’être évadée, Marion voit son visage sur les couvertures des magazines dans les kiosques ! « - C’est délirant cette histoire ! Tu m’aurais écrit ça dans un roman, je t’aurais dit que… - … c’était pas crédible. Je sais. »
L’intrigue, pour en dire quelques mots, Marion est une mère de famille divorcée avec trois enfants, mais dans sa jeunesse elle était dans la guérilla en Colombie et aujourd’hui son passé la rattrape. Elle sait qui est le tueur d’enfants et pourquoi il agit ainsi, le retrouver permettra de l’innocenter. La police et Europol, en les personnes de Nayla Kassar commandante de la brigade criminelle et Wim Haag la pourchassent.
L’intrigue est plus complexe qu’elle n’en a l’air, s’avérant même assez machiavélique avec des rebondissements car les protagonistes ne sont pas exactement ce que le lecteur s’imagine, leurs rôles et leurs liens plus étroits que prévus.
Le fond du livre est gentiment intéressant mais pas assez développé pour sauver le livre, le roman interroge la frontière entre innocence et culpabilité, les failles du système judiciaire et la difficulté de prouver son innocence face à des preuves accablantes comme l’ADN mais pas toujours fiables à 100%. [On ne saura jamais comment l’ADN de Marion a pu se retrouver sur l’arme !]
Un thriller où rien n’est crédible donc, accumulant hasard et coups de pot pour sauver Marion. J’en viens à m’interroger, avec ce bouquin que voulait l’auteur ? Se moquer de ce genre littéraire ? Se gausser des critiques qui l’applaudiraient ? A moins qu’il n’ait voulu régler un compte avec son éditeur ? En fait je m’en fiche, le bouquin est mauvais. Point.
« Wim se plongea dans les documents avant de lever les yeux vers la présidente. – Les trois ont arpenté les champs de bataille ou en sont responsables : homme politique, grand reporter et militaire. Ce qui voudrait dire que ces enfants auraient payé de leur vie l’engagement de leurs parents sur des zones de combat, c’est ça ? – C’est l’hypothèse sur laquelle nous travaillons, acquiesça Reynaert. »
René Manzor L’Ombre des innocents Folio - 366 pages -
06:00 Publié dans THRILLERS | Tags : rené manzor | Lien permanent | Commentaires (0) |
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