01/11/2026
Revue de presse d’octobre
Débutons avec Le Figaro du 8 octobre et une information souriante : « Le grand retour du Petit Nicolas ». Pas celui qui se balade avec un bracelet électronique à la cheville, mais le fils de Goscinny et Sempé. « Anne Goscinny, Jean-Philippe Arrou-Vignot et Fursy Teyssier ont imaginé de nouvelles aventures au célèbre héros de Goscinny et Sempé. Un retour réussi. » Le Petit Nicolas : je reviens ! (Imav). Notons aussi, un nouveau Carys Davies, West (La Table ronde), en fait une réédition de son premier roman (2018), mais comme Eclaircie nous avait beaucoup plu… Et pour information, il parait que le Jo Nesbo nouveau est bon. « Laissant de côté son héros, Harry Hole, le Norvégien nous offre un thriller entièrement situé aux Etats-Unis. Un très bon cru. » Un Loup dans la ville Gallimard).
Dans l’édition du 15 octobre, un bouquin qui semble écrit rien que pour moi, La Femme au manteau de loutre (Grasset) d’Alain Genestar. New York, le jazz, « Soudain d’un roman étrange, et pénétrant, inspiré par la meilleure littérature américaine, on passe à un récit de magie noire. » Je m’empresse de le noter. Dans un autre genre, plus cool voire nostalgique, Lady W (Buchet-Chastel) de Jean-Philippe Blondel. « Quatre internautes qui se connaissent à peine partent à la recherche d’une mystérieuse romancière, auteur d’un blog. » « … il nous parle de ce temps où l’image ne prenait pas toute la place, où la littérature pouvait avoir une influence sur nos vies. » A lire aussi, cet article « L’édition surfe sur les adaptations pour doper les ventes de livres », « Lorsqu’un producteur lève une option et lance le processus de réalisation d’une œuvre, il faut avoir l’info le plus tôt possible pour pouvoir se positionner et en faire profiter le livre » déclare Séverin Cassan, secrétaire général d’Actes Sud.
Le 29 octobre, un premier roman qui pourrait être intéressant : Piège à miel (Mercure de France) de Imani Thomson, « l’humour noir et la vitalité d’Imani Thomson font ici merveille dans ce portrait cadré serré d’une psychopathe féministe radicale qui n’a pas froid aux yeux. » A voir ?
Avec Le Monde du 9 octobre, mauvaise nouvelle, « Les ventes de livres reculent fortement en France début 2026. Alors que la Foire du livre de Francfort s’est ouverte le 7 octobre, des études soulignent les difficultés traversées par l’édition française. » Mais dans le corps de l’article, bien que cela ne rassure pas vraiment, la France n’est pas seule dans ce cas, l’Allemagne et l’Italie seraient aussi concernées, à l’inverse de la Suède, Norvège, Bulgarie et Espagne… Côté parution littéraire, un nouveau Peter Heller, écrivain que je ne lis plus, Burn (Actes Sud). « Ce n’est sans doute pas le meilleur roman de Peter Heller, le début est long alors même que l’écriture perd en force évocatrice et poétique… » Voilà qui me conforte dans mon jugement sur cet auteur.
Plus souriant, le 23 octobre j’y lis que paraît « un nouvel album de Gaston Lagaffe plus loufoque que jamais », « Des boum et des paf est la deuxième BD qui ne porte pas la signature de son créateur André Franquin, mais celles de Delaf et Lewis Trondheim. Ce 23 ème tome de la série en appellera d’autres, à raison d’un tous les deux ans. M’enfin !?
Pour revenir dans le sérieux, le nouveau roman de Ian McEwan, Ce que nous pouvons savoir (Gallimard) s’annonce clivant à mon humble avis : un bouquin en deux parties avec un mince rapport entre elles, l’une en 2119 et l’autre en 2014, autour d’un mystérieux poème disparu… « Un nouveau roman vertigineux » d’après le journaliste.
Le Monde du 30 octobre dit du bien du nouveau Caryl Frey Lakota (Gallimard) avec néanmoins un bémol, « des scènes de sexe affaiblissent l’ensemble. On trouve, dans ces passages, un style lourd, voire caricatural auquel Caryl Frey n’avait, jusqu’alors, jamais cédé. » Heu ? Du coup on ne sait plus trop quoi en penser… Je note par contre, Fuck Circus (Grasset) d’Esther Teillard, très intrigant à mes yeux, « le roman débute comme une banale histoire de rupture amoureuse avant de virer brusquement au huis clos démentiel », « langue charnelle et brutale », « formules lapidaires et métaphores fulgurantes ». Oh ! Oh ! ? Dans cette même édition du quotidien, un long papier « Dans l’usine à « littérature artificielle ». « Depuis le lancement des applications d’intelligence artificielle générative, les livres écrits par elles, ou avec leur assistance, prolifèrent sur les plateformes d’autoédition comme KDP (Amazon). Plongée dans l’univers des entrepreneurs de « livres-IA » ».
Lu dans la News Letter de Libération, il est prévu le 7 janvier chez Liana Levi un polar inédit de l'Anglo-Indien Abir Mukherjee, qui se déroule en Inde mais sans son célèbre duo d'enquêteurs Wyndham & Banerjee. Un polar de Ian Rankin est également programmé en début d'année par les éditions du Masque dans lequel, signe des temps, l'inspecteur Rebus sera remplacé pour la première fois par une enquêtrice.
Sur le site internet du Figaro, un article effrayant (?) « Depuis février 2025, Coral Hart a publié près de 400 ouvrages avec l’aide de l’intelligence artificielle. Elle assume une méthode de travail qui lui vaut une avalanche de critiques et même des menaces de mort. » On est mal barré c’est moi qui vous le dis.
Dans le même ordre d’idée, « Affaire Thélyson Orélien : après l'abandon de l'écrivain par son éditeur canadien, la secousse dans le monde littéraire se poursuit. » nous informe France Info.
Plus amusant et anecdotique, « Seize écrivains - huit Français dont Muriel Barbery et Hervé Le Tellier ainsi que huit Japonais - ont embarqué ce jeudi 22 octobre à Kyoto, à bord du Mizukaze pour composer un ouvrage collectif de 200 pages. Ils devront remettre leur copie vendredi matin à Matsue. » Quand la croisière s’amuse ou la belle vie des écrivains célèbres.
Carnet nécrologique : Mort de Ryu Murakami (à ne pas confondre avec son homonyme Haruki), figure de la littérature japonaise, auteur de Bleu presque transparent. Auteur de romans provocateurs, Ryu Murakami a marqué la littérature japonaise contemporaine par son regard sans concession sur la jeunesse et la société. Mort de l’écrivain René Belletto dimanche 25 octobre, maître du roman policier et fantastique. De la littérature au cinéma, l’auteur a marqué plusieurs générations par ses récits singuliers et son attachement indéfectible à Lyon.
06:00 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (4) |
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