04/10/2026
Revue de presse de septembre
Ouvrons la séquence avec Le Monde du 11 septembre, date funèbre s’il en est, où je note plusieurs romans tout à fait dans mon genre. Trois bouquins de poche : Born To Be Wild (Rivages/Rouge) de Tom Folsom, une biographie de Denis Hooper, « Trois cents pages durant, on a l’impression de s’agripper à un câble à haute tension ». Et un Richard Brautigan, que je n’ai plus lu depuis longtemps, Willard et ses trophées de bowling (Christian Bourgois), « Tout cela baigne dans l’absurde et le happening dadaïste comme le cabécou dans l’huile d’olive. Une lecture qui vous mènera loin dans la vie : la preuve, elle a décidé de celle de Philippe Jaenada. »
Dans l’édition du 17 septembre, un très court roman de Jean-Pierre Montal, La Peau neuve (Séguier), pourrait m’intéresser. « Une femme quittée par son mari part sur les routes de province, le coffre de sa voiture rempli de ses livres qu’elle décide d’essaimer. Une réussite. »
La semaine suivante, plusieurs romans étranges, donc intéressants (?), attirent mon attention favorablement : De Bêtes et d’oiseaux de Pilar Adon (Typhon), « Une artiste trouve, par hasard, refuge dans une bien étrange communauté de femmes. Troublant premier roman de Pilar Adon. » ; en poche, Elizabeth de Ken Greenhall (J’ai Lu), « C’est une perle noire à laisser fondre dans une tasse de fiel » « Ecrit à la première personne avec un mélange de sécheresse glaçante et de duplicité sadique. », ainsi que Femmes et fantômes d’Alison Lurie (Rivages poche), « Neuf femmes expérimentent neuf spectres ayant chacun une saveur, un coloris et une tonalité propre. »
Avec Le Figaro du 24 septembre, c’est encore un roman américain qui attire mon attention, La Nuit finit toujours par tomber de Willy Vlautin (Albin Michel), un bouquin assez court et dans l’univers de Bruce Springsteen, celle de l’Amérique des déshérités, « un voyage au cœur d’une Amérique cruelle dans laquelle l’écart entre ceux qui possèdent et les autres n’a cessé de se creuser. »
Le journal du 1er octobre propose un entretien avec Olivier Gallmeister à l’occasion du mariage entre « deux éditeurs qui osent rapprocher leurs catalogues respectifs afin de créer une nouvelle structure éditoriale et une nouvelle collection. » Gallmeister et Le Lombard s’unissent pour nous offrir des versions en BD des romans américains de Gallmeister, les trois premiers ouvrages : Le Gang de la clé à mollette (Edward Abbey), Betty (Tiffany McDaniel) et Lonesome Dove (Larry McMurtry).
Intéressant numéro d’octobre de LIRE où je repère quelques ouvrages. Le nouveau roman de Giuliano Da Empoli, Le Fondateur (Gallimard), « portrait fouillé d’un magnat de la technologie, à l’intelligence froide et aux appétits bien humains. Pas de quoi nous rassurer. » ; le Mathias Enard, Hôtel Balkan Mélancolie des confins II -Est (Actes Sud) a déjà le mérite d’être court et nous balade en Europe de l’ouest à l’est « et c’est très beau » ; je ne suis pas un grand lecteur de Patrick Modiano, bien que le peu que j’en sache me plaise, mais son nouveau roman, L’Eléphant (Gallimard) me tente bien, « La mélancolie et la beauté de l’écriture nous saisissent toujours, jusqu’à une chute – au sens strict – absolument mémorable. Forcément mémorable » ; c’est un peu le même cas avec Thomas Pynchon qui sort - évènement – un nouveau bouquin, Mission de l’ombre (Christian Bourgois), « Du jazz, du paranormal, de curieux motards… et le péril fasciste. Le dernier polar (fou) de l’as de l’absurde ». Oh ? Oh ?
Vu sur le site de Rolling Stone, « Voici enfin la première rétrospective consacrée à l’éminent Marcel Gotlib, disparu en 2016. La galerie Huberty & Breyne (36 avenue Matignon, 75008 Paris), célèbre celui qui a révolutionné les codes de la narration humoristique, du 4 septembre au 10 octobre 2026. De Gai-Luron à La Rubrique-à-brac, des Dingodossiers à Rhââ Lovely, de Vaillant et Pif Gadget à Pilote, de L’Écho des savanes à Fluide Glacial, Gotlib restera à jamais celui qui a révolutionné les codes de la narration humoristique, mêlant absurdité, érudition, satire sociale et tendresse. Fluide Glacial et Dargaud coéditent l’intégrale exhaustive et chronologique de son œuvre, une anthologie qui devrait compter entre 13 et 15 volumes et dont le tome 4 paraît en novembre prochain. »
Carnet nécrologique : Disparition de l’écrivain Peter May à 74 ans. Installé de longue date dans le Lot et naturalisé français en 2016 il nous avait donné plusieurs polars très sympathiques. Citons par exemple, L’Île des chasseurs d’oiseaux.
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