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05/04/2026

Revue de presse de mars

Une revue qui démarre avec Le Figaro du 5 mars et une critique élogieuse du nouveau roman de Jérôme Ferrari, Très brève théorie de l’enfer (Actes Sud), « L’histoire d’un homme perdu parmi les gratte-ciel, qui s’interroge sur la vacuité spirituelle de son époque. Somptueux. » Dans un genre autre, le polar, des chroniques tout aussi enthousiastes pour le Dolores Redondo, Celles qui ne dorment pas (Série Noire), suite de En attendant le déluge, un cycle romanesque qui se poursuivra avec « le formidable personnage de Nash dans les prochains volumes. On ne peut que s’en réjouir ! » ; de même pour Beyrouth Paradise (Liana Levi) de David Hury, qualifié « d’excellent », ou encore Tout le monde le sait de Jordan Harper (Actes Sud), « Dans la Cité des Anges, les démons pullulent, leur face ravagée par la came, les liftings et la lubricité. Un roman noir qui vous hante longtemps après que vous l’avez terminé. » Tout ceci devra être confirmé par d’autres sources, évidemment !

Dans l’édition de la semaine suivante, deux livres qui pourraient valoir le détour, Les Morts manquent de correction (Finitude) de Pauline Toulet. « Les aventures drolatiques d’un détective amateur allergique à son époque » qui m’a l’air gentiment amusant… Ainsi que La Famille Rosenthal (Gallimard) de Toby Lloyd, « Un premier roman drôle et mordant sur une famille juive londonienne dans laquelle parents et enfants s’affrontent » que Jonathan Coe a qualifié de « intrigant, saisissant et très déstabilisant »

Enfin dans l’édition du 2 avril, il est dit beaucoup de bien du nouveau thriller de Bernard Minier, Ruptures (XO) « Il faut le dire sans ambages : Bernard Minier a réussi son pari d’aborder, au moyen de la fiction, une thématique actuelle, fascinante et angoissante, le progrès fulgurant de l’intelligence artificielle couplée à la robotique. »

Le Monde du 6 mars est tout aussi élogieux sur le roman de Jérôme Ferrari, « L’enfer, nous dit Ferrari dans ce texte terrible, à l’extraordinaire densité narrative, c’est moins les autres que soi. Il est impossible d’y échapper. » Pour une future lecture, ce livre place Ferrari en pôle position ?

Dans son numéro du 20 mars, une tribune de Boualem Sansal expliquant son départ de chez Gallimard pour Grasset. Un mercato qui fait beaucoup jaser à tort et à travers semble-t-il. Durant son emprisonnement en Algérie, « Antoine Gallimard a privilégié, pour me défendre, une démarche diplomatique que je comprends et respecte. Mais elle ne correspond pas à la ligne de résistance que j’ai fermement assumée face au régime violent et cruel d’Abdelmadjid Tebboune. » Pour l’écrivain, « la question était simple et essentielle. C’est de ma vie qu’il s’agissait. C’était, et cela demeure, à moi de conduire souverainement ma propre défense. (…) Pas de soumission, pas de négociations. Quitte à rester en prison. » Boualem Sansal désirait un acquittement clair reconnaissant son innocence, en fait il est seulement gracié, « autrement dit, je suis libre de fait, mais juridiquement condamné à cinq années de prison. Exilé de mon pays, privé de ma nationalité algérienne et empêché d’y retourner. » L’écrivain précise qu’il reste en bons termes avec Gallimard.

Dans Le Monde du 3 avril, je note Le Tutu (Tristram) de Princesse Sapho. Paru en 1891 sous pseudonyme, ce roman transgressif fascine toujours autant mais il m’a l’air néanmoins trop barjot même pour moi… A voir ?

Dans Courrier International n° 1846, « Mali. La littérature comme résistance au djihadisme. La 18ème édition de la Rentrée littéraire [Sous le thème « L’Afrique dans le monde de demain »] du Mali s’est tenue en février dans un Bamako figé par la tension sécuritaire et le manque de carburant. Une agora littéraire qui entend redonner aux Africains la possibilité de raconter le monde. » Ce qui explique la particularité de cette rentrée littéraire : « ici, les écrivains ne sont pas invités à poser devant les photographes ou dédicacer leur livre, mais pour débattre. Pour confronter les idées déplaisantes. »

Dans Rock & Folk d’avril, entretien avec Michel Houellebecq à l’occasion de la sortie, vingt-cinq ans après un premier album, de Souvenez-vous de l’homme. « Romancier et poète étudié dans le monde entier. Traqué par les journalistes, aux déclarations souvent polémiques et mal interprétées – on le prend pour un prophète là où il ne fait qu’imaginer, en grand fan de science-fiction, le devenir de l’humanité. »

Et du côté de Rolling Stone, très long papier sur Don Winslow « Je voulais être dans le combat, pas écrire l’oraison funèbre de l’Amérique. » Bonne critique du roman de Sheila Armstrong, Echoués sur le rivage (Albin Michel), « un fascinant patchwork de vies plus ou moins cabossées, un improbable assemblage de destins subtilement reliés par les énigmatiques liens de la vie. »

Le magazine LIRE propose un intéressant dossier sur les liens, parfois tumultueux, entre écrivains et éditeurs. Par contre, rayon livres, pas de nouveautés attirantes pour moi mais je note néanmoins le bouquin de Patti Smith, Le Pain des anges (Gallimard), puisque ses précédents ouvrages m’avaient séduit, « Une facette plus intime d’elle-même à préserver de l’oubli, que l’on accueille avec joie. »

J’ai reçu une invitation à laquelle je ne pourrai hélas pas participer qui m’informe que « Le Festival America se tiendra du 24 au 27 septembre prochain. Cette édition sera particulière, puisqu’elle mettra à l’honneur les Etats-Unis à l'occasion du 250e anniversaire de la Déclaration d'Indépendance. C’est l’événement incontournable en Europe pour tous les passionnés de culture et de littérature nord-américaine. »