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28/04/2022

Henri Lœvenbruck : Nous rêvions juste de liberté

Henri Lœvenbruck Henri Lœvenbruck, né en 1972 à Paris, est un écrivain, chanteur et compositeur français. Auteur de thrillers, de romans d'aventure et de fantasy, il est traduit dans plus de quinze langues. Auteur-compositeur-interprète, il écrit des chansons pour lui-même et pour d'autres artistes français. Nous rêvions juste de liberté date de 2015. 

Une petite ville d’un pays imaginaire tirant un peu sur la France et beaucoup sur les Etats-Unis. Hugo dit « Bohem », le narrateur, fait partie d’une bande de quatre adolescents « remuants » avec Alex, « la Fouine » et Oscar « le Chinois » sous la houlette de leur chef Freddy, un beau gosse d’origine ritale amateur de motos. Rejeté par sa famille, Bohem est carrément fasciné par Freddy qui le prend sous son aile, lui apprend la mécanique et lui communique son amour pour les bécanes et la liberté. La bande des quatre, fratrie pour la vie, fait les quatre-cents coups. Mais la vie est aussi faite de désillusions, alors quand Freddy abandonne le groupe pour se ranger et bosser avec son père au garage, le reste de la bande menée par un Bohem qui se sent trahi, se lance dans un road-trip à travers tout le pays…  

Voyage initiatique, l’odyssée de Bohem connaitra mille aventures et autant de rencontres. Nos motards s’initieront petit à petit aux codes d’honneur et rituels des bikers – ces frères de cuir et de gros cubes – apprenant et respectant leurs lois. Marche après marche, Bohem créera son propre club, d’autres amis de rencontre se joindront à eux, il y aura des départs et des arrivées, des bastons et des bières bues, des filles mais des drames aussi. Et toujours, au fond de son cœur, Bohem songe à Freddy.

Easy rider, Born to be wild, la route qui file, le vent, la machine qui vibre entre les cuisses, cette sensation de liberté intense que les mots peinent à décrire, Bohem ne vit que pour ça, même ses compagnons ne pourront le suivre si loin dans ses rêves, même sa chérie ne pourra le retenir, il continuera sa route seul jusqu’à son destin. Destin tragique qu’il affrontera cramponné à son code de l’honneur.

Je ne vais pas vous mentir, mon cœur de midinette (?) a craqué en lisant ce magnifique roman et je l’ai refermé, les larmes aux yeux, car il a ranimé des rêves de jeunesse que je pensais enterrés à jamais au plus profond de moi, cette époque où « nous avions vingt ans et nous rêvions juste de liberté ».  

Ma réaction est certainement exagérée mais vous, sachez que le récit ne traine pas, que le ton est léger souvent teinté d’humour, qu’il y a beaucoup de tendresse et d’amour viril ou pas et que c’est bon bouquin.

 

 

« Essaie de ne jamais oublier tes rêves. La vie, les gens, tous essaieront de t’empêcher d’être libre. La liberté, c’est un boulot de tous les jours. Un boulot à plein temps. Cette bague, elle est là pour que t’oublies jamais. Quand je me suis retourné vers le bar et que j’ai gueulé « Tournée générale ! » à l’intention du patron, Pat et Lobo ont éclaté de rire, et toute la salle a poussé des cris, bon sang, c’était un sacré moment ! Je l’ai encore au doigt, aujourd’hui, ma bague. Et elle a encore plus de valeur, maintenant, c’est sûr. C’est la seule chose que j’ai gardée. »

 

 

Henri Lœvenbruck Henri Lœvenbruck   Nous rêvions juste de liberté   J’ai Lu   - 490 pages –

Commentaires

Pour une fois nos avis divergent... je viens du coup de relire mon billet, et constate que tu l'avais commenté :

"Je tournais autour de cet écrivain depuis un bon moment, me préparant à y goûter, mais ton billet m’a carrément refroidi ! Si je me lance, en tout cas, ce ne sera pas avec ce roman…. Merci !"

Finalement tu n'as pas suivi mon avis, et tu as très bien fait !

Mon plus gros problème avec ce roman, ça a été le style, que j'ai trouvé "fabriqué"... à noter que j'avais fait cette lecture en commun avec une autre blogueuse qui comme toi, avait apprécié.

Écrit par : Ingannmic | 28/04/2022

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Concernant le style de ce roman, tout le début m’a très nettement fait penser à Cavanna, cette façon qu’il avait de « parler » comme parlaient les jeunes de sa génération, ça n’est pas très original mais ça créé un lien direct avec le lecteur qui se sent acteur du récit et lui donne aussi ce ton « léger ».
Pour en venir directement à mon coup de cœur pour ce livre, il est plus émotionnel que littéraire, il m’a plus touché (souvenirs, souvenirs…) qu’impressionné par ses qualités littéraires donc.
Et puis cela faisait très longtemps que cet écrivain me faisait signe, on en parle partout et il est très actif sur Tweeter, il fallait absolument que je le « teste » au moins une fois…

Écrit par : Le Bouquineur | 28/04/2022

Pas sûr que ce monde (masculin?) me plaise assez.

Écrit par : keisha | 28/04/2022

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C’est une possibilité bien réelle et tout à fait acceptable Keisha…..

Écrit par : Le Bouquineur | 28/04/2022

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