10/05/2026
Verbatim
« Ensuite je me plongeais dans les chroniques littéraires. Je les lisais avec nostalgie et remords. J’avais par le passé vécu pour elles, à l’époque je me délectais et me nourrissais de ce que je prenais pour l’éclat de leur intelligence et leur charme bienveillant. (…) Désormais, je les trouvais non seulement plates mais rarement, voire jamais pertinentes. Tous ces livres, qu’ils aient été le pur fruit de l’imagination ou les supercheries de putains littéraires, étaient traités par le chroniqueur avec le même sérieux assommant. »
« Aucun de mes professeurs, quand ils parlaient de livres d’un ton monocorde et relativement sombre, n’avait pris le temps de m’informer que la littérature nait précisément de la souffrance que j’essayais d’atténuer. »
« Le problème de l’écriture – que l’écrivain soit talentueux ou non -, c’est qu’au bout d’un moment, celui qui écrit se détache des relations humaines et devient en quelque sorte inhumain. »
Frederick Exley Le Dernier Stade de la soif
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