21/05/2026
Charlotte McConaghy : Je pleure encore la beauté du monde
Charlotte McConaghy, née en 1988 à Darwin (Australie), est une autrice australienne. Ses romans traitent d'écologie, de nature et de la place des humains parmi les autres êtres vivants. Ils sont traduits dans le monde entier. Diplômée de l'Australian Film Television and Radio School en 2012, elle en sort avec un master d'études cinématographiques avant de se lancer dans l’écriture et un premier roman en 2021, suivi en en 2023 de Je pleure encore la beauté du monde.
Inti Flynn, la narratrice, est une biologiste qui participe à un programme de réintroduction des loups dans les Highlands écossais. L’objectif étant de restaurer l’équilibre de l’écosystème local, l’arrivée des loups ayant pour conséquence, par ricochet, la repousse de la forêt primaire. Cependant, Inti et son équipe doivent faire face à l’hostilité des communautés locales, notamment des éleveurs de moutons, qui voient les loups comme une menace.
Comment parler d’un roman, tout à fait correct en tant que tel, mais qui m’a ennuyé à mourir ?
Pour rester dans le factuel qui ne portera pas à débat, il y a donc un projet écologique mené par Inti, une jeune femme idéaliste animée d’une volonté farouche mais qui souffre aussi d’une maladie, la synesthésie visio-tactile, « en gros mon cerveau commande à mon corps d’éprouver les sensations dont je suis témoin visuellement. » La pauvre mignonette se trimballe aussi divers problèmes, une sœur jumelle handicapée et une enfance partagée entre des parents divorcés, la mère en Australie, le père bûcheron au Canada… En Ecosse elle va tomber amoureuse du commissaire de police qui plus tard sera chargé d’enquêter sur un meurtre, cadavre qu’Inti a découvert dans la forêt et enterré pour que les loups ne soient pas accusés ! Vous commencez à comprendre dans quelle galère je m’étais embarqué.
Venons-en aux thèmes abordés dans le roman, je citerai en vrac, le message écologique, l’ode à la nature sauvage condamnée par les actions humaines où la réintroduction des loups symbolise la tentative de restaurer un écosystème fragilisé par l’activité humaine. La noirceur de l’âme humaine avec une dose de polar avec le meurtre et les violences envers les femmes par leurs époux.
Pour conclure, je suppose que ceux qui aimeront ce bouquin le trouveront très beau et très touchant, avec cette petite fibre écolo qui valorise le lecteur qui s’imagine participer au grand combat essentiel. Moi, j’ai trouvé le roman trop mielleux, trop larmoyant, trop « féminin » et tellement long que j’ai failli l’abandonner maintes fois…
« Papa me disait souvent que mon don le plus précieux était ma capacité à me glisser dans la peau d’un autre humain. Il me disait que j’étais seule à pouvoir ressentir ça, la vie d’un autre, l’éprouver vraiment et me balader avec. Il disait que le corps sait un tas de choses et que moi, je possédais ce don miraculeux de ne pas connaître qu’un seul corps. L’incroyable intelligence de la nature. Il nous avait aussi enseigné que la compassion était la qualité la plus importante de toutes. Si quelqu’un nous faisait du mal, nous n’aurions qu’à puiser dans notre capital empathie, et le pardon viendrait facilement. »
Charlotte McConaghy Je pleure encore la beauté du monde Babel - 421 pages -
Traduit de l’anglais (Australie) par Marie Chabin
06:00 Publié dans Etrangers, ROMANS | Tags : charlotte mcconaghy | Lien permanent | Commentaires (1) |
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Commentaires
Pourtant, j'avais plutôt bien accroché à Migrations...
Écrit par : Cath L | 21/05/2026
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