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12/12/2017

Goethe à Strasbourg

goetheJohann Wolfgang von Goethe, né en 1749 à Francfort et mort en 1832 à Weimar, est un romancier, dramaturge, poète, théoricien de l'art et homme d'Etat allemand, passionné par les sciences, notamment l'optique, la géologie et la botanique. Pas moins !

Il est l'auteur d'une œuvre abondante aux accents encyclopédiques qui le rattache à deux mouvements littéraires : le « Sturm und Drang » (un mouvement à la fois politique et littéraire allemand de la seconde moitié du XVIIIe siècle) et le classicisme de Weimar. En physique, il proposa une théorie de la lumière et en anatomie, il fit la découverte d'un os de la mâchoire.

En tant qu’écrivain il est notamment l'auteur des Souffrances du jeune Werther (1774) qui le rendront immédiatement célèbre, Les Affinités électives, Les Années d'apprentissage de Wilhelm Meister ainsi que de nombreux poèmes.

Après des études de droit commencées à Leipzig (1765-1768) Goethe les termine à l’université de Strasbourg (1770-1771). Le 2 avril 1770, il s’installe à l’Hôtel de l’Esprit, quai Saint-Thomas, au bord de l’Ill, cet affluent du Rhin qui ceint le quartier historique de la capitale alsacienne. Aujourd’hui il n’y a plus d’hôtel à cette adresse, par contre une plaque commémore un autre évènement, plus tardif, c’est ici dans cet hôtel que le 5 décembre 1823, Franz Liszt alors âgé de douze ans, a donné son premier concert en public en France… mais ceci est une autre histoire.

« Je n’ai jamais encore aussi bien compris que depuis mon arrivée à Strasbourg comment il se peut faire qu’on s’amuse infiniment sans que le cœur y soit pour rien. Des relations étendues avec ce que la ville offre de plus agréable, un commerce assidu avec des gens d’esprit et de plaisir occupent tout mon temps et ne me laissent pas une minute pour réfléchir et me sentir vivre. En un mot, mon existence actuelle peut se comparer à une partie de patins brillante et bruyante, et si tant est qu’elle ait beaucoup pour les oreilles, je me dois à moi-même d’avouer qu’elle n’a rien pour le cœur. » [Lettres et Notes de Goethe (1766-1780), recueillies par Schoell, Weimar 1846].

Plus tard Goethe louera une chambre au fourreur Schlag, 36 rue du Vieux-Marché-aux-Poissons et prendra ses repas tout à côté, 22 rue de l’Ail, dans la pension Lauth, où se retrouvent les étudiants en philosophie. Il rencontre là un futur condisciple, Johann Heinrich Jung-Stilling, auteur de nombreux travaux glorifiant le christianisme.

Se rendant un jour à l’Hôtel de l’Esprit, il rencontre le philosophe Johann Gottfried von Herder, venu soigner ses yeux à Strasbourg et qui devient son mentor. De cinq ans son aîné, Herder lui fait découvrir Shakespeare, Ossian et la culture populaire. Avec Rousseau, passé d’ailleurs dans la ville en 1765, voilà tracées les influences principales du « Sturm und Drang », ce courant préromantique qui s’incarne en particulier dans Les Souffrances du jeune Werther.

Goethe aime aussi parcourir les environs à cheval à la recherche de paysages et d’histoires des campagnes, en particulier avec le docteur Salzmann, hôte comme lui, de la pension de la rue de l’Ail. Peut-être, est-ce lors d’une de ces promenades qu’en octobre 1770, qu’il rencontre Frederike Brion, fille du pasteur de Sessenheim, un village proche de Strasbourg. L’idylle est partagée et Frederike lui inspirera de grands poèmes. Mais ne souhaitant pas encore se lier par le mariage, il rompt avec elle quelques semaines avant août 1771, époque de son retour à Francfort. On montre encore aujourd’hui, sur la route de Drusenheim, le chêne au pied duquel il lui annonça son départ. Snif ! Que c’est beau ! Mais comme on le sait, les histoires d’amour finissent toujours mal…

 

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Photos : Le Bouquineur   Sources : Wikipédia et diverses sources pompées sur internet…

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