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17/07/2020

Que lire sur une île déserte ?

Proximité des vacances, déconfinement progressif dans un premier temps voire futur reconfinement à venir ? Toutes ces situations dans l’air du temps m’ont évoqué la question classique autant que bateau, quels sont les livres que j’emporterais si je devais me retrouver sur une île déserte pour une durée indéterminée ?

Pour commencer, il faut éliminer tout ce qu’il ne faut pas faire. Premièrement le bagage doit être léger, ou du moins pas trop lourd car je ne sais pas comment ni pourquoi j’arrive sur cette île, je ne sais pas non plus comment j’y serai installé. En fait je ne sais rien du tout et déjà la question initiale « quels livres… ? » est plombée par l’imprécision totale avec laquelle elle est posée. Force est donc dans ces conditions, d’appliquer le fameux théorème de Bigard, dit théorème de la chauve-souris, « supposons que… »

Donc je suis sur mon île, seul et peut-être là pour longtemps ou toujours, genre Robinson Crusoe. Je n’ai que peu de livres à mes côtés, il faut qu’ils me durent et qu’ils soient assez riches pour que je puisse les relire sans cesse. Il y a de multiples choix possibles mais après mûre réflexion, j’ai sélectionné ces deux livres :

A la recherche du temps perdu de Marcel Proust. Parce que c’est long et dense, parce que ça peut être lu et relu comme au premier jour, chacune des lectures apportant des éléments nouveaux, des détails non mémorisés. De plus l’écriture favorise l’apaisement et quand on est seul et perdu sur un bout de rocher, c’est un avantage qui n’a pas de prix me semble-t-il.

Mon second choix se devait d’être bien différent. J’ai choisi L’Iliade et l’Odyssée d’Homère. Le roman parfait, jamais surpassé. Il y a une guerre avec des personnages multiples aux relations complexes les uns avec les autres, des Dieux en veux-tu en voilà, ça tue, ça saigne. Il y a ensuite un voyage merveilleux dans des contrées exotiques peuplées d’acteurs mémorables à défaut d’être tous aimables, une pépée ensorcelante, il y a du fantastique, de l’amitié et de l’amour avec un happy end qui là encore, vu ma situation ne peut qu’être bon à prendre !

Mais en cas d’extrême urgence ou si je ne pouvais emporter qu’un seul et unique livre, je pense que je prendrais une Bible ; cet ouvrage mêlant grosso modo les mêmes caractéristiques que les deux livres envisagés précédemment, il offre ce petit plus non négligeable d’être lu sans être obligatoirement croyant mais si on l’est, il prend alors une dimension supérieure qui sera d’un grand secours dans le cas présent.

Et vous, qu’avez-vous prévu pour cette situation assez inconfortable ?

 

07:00 Publié dans Les débats | Tags : marcel proust, homère | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | | |