26/01/2026
William Boyd : Gabriel’s Moon
William Andrew Murray Boyd, né en 1952 à Accra (Ghana), est un écrivain, scénariste et réalisateur britannique. Il fait ses études à l'université de Glasgow, à l'université de Nice, en Ecosse et à Oxford où, après ses études, il enseigne la littérature. C'est à cette époque qu'il publie son premier roman Un Anglais sous les Tropiques (1984). William Boyd est marié et partage sa vie entre le Sud-ouest de la France (Dordogne) et Londres. Gabriel’s Moon est son dernier roman.
Début des années 60 un peu partout dans le monde. Gabriel Dax, journaliste et auteur de récits de voyages ayant du succès, a l’occasion imprévue au Congo, d’interviewer Patrice Lumumba qui lui révèle craindre d’être assassiné [Il sera Premier ministre de la république démocratique du Congo de juin à septembre 1960 avant d’être assassiné en 1961]. Revenu à Londres il apprend son assassinat puis est contacté par Faith Green, une agente du MI6, tombe sous son emprise et devient espion pour elle, ce qui va l’envoyer à travers l’Europe de l’Espagne à la Pologne…
Les échos du roman parvenus jusqu’à moi semblaient très élogieux, j’ai lu le bouquin, mais franchement je ne comprends pas trop cet engouement ? Certes c’est distrayant mais c’est bien tout ce que je peux en dire.
Nous avons un roman d’espionnage dont le héros est un naïf (au début) plongé bien malgré lui dans des péripéties dont les tenants et aboutissements le dépassent, un « idiot utile » comme il finira par se définir. Navigant dans un labyrinthe de duplicité et de trahisons, Gabriel doit récupérer à Cadix un petit tableau qu’il devra donner à quelqu’un d’autre ailleurs sans savoir pourquoi et toutes les missions qu’on lui confie (contre rétribution) sont du même calibre.
Nous sommes à l’époque de la Guerre froide entre l’Ouest et l’Est, la guerre nucléaire est une possibilité, le Congo est riche en uranium, la bande magnétique où Gabriel a enregistré les propos de Lumumba attise les convoitises car elle recèle la dénonciation des trois possibles assassins du Congolais… Tout cela est un peu compliqué et bien embrouillé.
Parallèlement Gabriel voit une psy car il souffre de troubles du sommeil, se remémorant les étranges conditions du décès de sa mère quand il était gamin, l’incendie de leur maison dont il est miraculeusement sorti indemne. Et au fil du récit, Gabriel, pauvre ange, se découvre une attirance sexuelle pour Faith…
L’écriture est très faible (Traduction ?), le récit pas réellement intéressant, plus souriant que sombre, en fait je ne sais pas trop quelles réelles qualités on peut lui trouver, néanmoins c’est vrai, c’est enlevé et sans que le suspense pour comprendre le fond de l’affaire soit insoutenable, on file vers l’épilogue plus vite que prévu. Et on referme le bouquin et on n’en parle plus ! Conclusion : un livre distrayant, sans plus.
« On lui avait menti, on l’avait utilisé. Donc, ayant découvert cette tromperie, il s’était investi du droit de faire ce qu’il voulait au vu de ces nouvelles circonstances. Il se rappela la célèbre citation selon laquelle, face au choix de trahir son pays ou son ami, on espérait… Comment était-ce déjà ? On espérait « avoir le courage de trahir son pays ». Et c’est ce qu’il avait fait. E.M. Forster, c’était lui, l’auteur de cette phrase. Un autre écrivain, voilà qui était plaisant. Un écrivain de voyage comme lui, qui plus est. »
William Boyd Gabriel’s Moon Seuil - 354 pages -
Traduit de l’anglais par Isabelle Perrin
06:00 Publié dans Etrangers, POLARS, ROMANS | Lien permanent | Commentaires (0) |
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