Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03/03/2013

Annie Saumont : Le Tapis du salon

Saumont Livre.jpgAnnie Saumont, née en 1927, est une femme de lettres, traductrice et auteure de nombreuses nouvelles. Après des études de lettres modernes (maitrise d'anglais et d'espagnol) elle s'oriente vers la littérature. Spécialiséedans la littérature anglo-saxonne après être devenue la traductrice attitrée de John Fowles, elle est l'auteur d'une nouvelle traduction de L'Attrape-Cœurs de J. D. Salinger. Elle a aussi traduit des romans de V.S. Naipaul, Nadine Gordimer, Patricia Highsmith... Annie Saumont s'est consacrée ensuite à l'écriture de nouvelles, près d’une trentaine de volumes à ce jour, qui lui ont valu une grande notoriété et de nombreux prix.

Le Tapis du salon, paru en 2012, est un recueil de dix-huit nouvelles dont toutes ont en commun, des issues tragiques ou pour le moins sombres. Des histoires qui débutent presque banalement, dans des univers familiers où évoluent des personnages qui pourraient être nos voisins ou nos proches, sauf que leurs parcours seront toujours frappés par la cruauté du destin voire par la mort.

La quatrième de couverture nous avertit qu’Annie Saumont « unanimement saluée par la critique, est étudiée dans les universités américaines et traduite dans le monde entier. » Nous sommes donc en présence d’un cador et je ne me permettrai pas de mettre en doute son statut. Néanmoins, j’ai le droit de dire que je n’ai pas été totalement convaincu par l’ouvrage.

Dans la colonne des points positifs, j’ai apprécié les ambiances étranges et inquiétantes de ces nouvelles, certaines poussant le trouble jusqu’à la limite du malaise, ou ces nouvelles réellement émouvantes comme Je le tiens par la main. Les chutes sont elles aussi très souvent réussies, parvenant en une phrase plus que courte, à peine quelques mots parfois, à expliciter tout ce que l’on vient de lire précédemment, La dent par exemple. Très fort.

Ce que je n’ai pas aimé chez Annie Saumont, c’est son style d’écriture. La manière dont le texte est destructuré, la ponctuation jetée au ruisseau avec des phrases sans point final, des dialogues sans guillemets ou tirets pour les isoler du texte. Comprenez-moi, Annie Saumont n’est pas une extrémiste dynamitant les phrases et la syntaxe, on a vu pire ailleurs, hélas. Mais moi, ce n’est pas mon truc. Ca heurte mon rythme de lecture ; j’aime, quand je lis, être conduit en douceur, je ne parle pas du contenu, mais de la forme écrite. J’aime les mélodies, je déteste le free jazz, Annie Saumont n’est pas avant-gardiste mais elle tend vers, et c’est déjà trop pour moi.   

 

 

Saumont.jpgAnnie Saumont  Le Tapis du salon  Julliard

 

 

 

 

08:21 Publié dans NOUVELLES | Tags : annie saumont | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | |

Les commentaires sont fermés.