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02/09/2021

Philippe Djian : Double Nelson

philippe djianPhilippe Djian est un romancier français né en 1949 à Paris. Longtemps présenté comme un héritier de la Beat Generation en France, il est notamment l'auteur en 1985 de 37°2 le matin qui lui apporta la popularité mais depuis, son style et son inspiration ont beaucoup évolué. Son nouveau roman, Double Nelson, vient de paraître.

Luc est un écrivain à la peine pour finir son roman. Il a vécu plusieurs mois de bonheur intense avec Edith mais ils viennent de se séparer et il en souffre. Petite précision qui ne manque pas de piquant, Edith dirige un commando des Forces spéciales ! Et justement, rescapée et blessée à la suite d’une mission, elle trouve refuge chez Luc, lui demandant de l’héberger et de la cacher. Bigre !

Oui, bigre ! Car depuis que Philippe Djian a décidé qu’il était temps d’écrire des bouquins avec une histoire, cette fois il s’est lâché. Les Forces spéciales avec des missions secrètes, une prise d’otages et tout le tralala, le Philou ne se sent plus. Bon, je vous rassure (ou je vous inquiète) nous sommes bien chez Philippe Djian, cet angle de son bouquin est complètement abracadabrant, inutile de vous précipiter dessus et venir ensuite geindre dans mon gilet que vous êtes déçus. Ajoutons une voisine érotomane qui lui colle aux basques et l’affaire est pliée quant au scénario. Mais ce n’est qu’une toile de fond, un décor sans plus.

Son propos reste le même depuis toujours, les rapports compliqués entre les hommes et les femmes, « Tu sais que moi, en tant qu’écrivain, les amours impossibles, c’est mon gagne-pain » alors il remet son ouvrage sur le métier dans chacun de ses livres. Je t’aime moi non plus, les portes claquent, la lingerie vient de chez Victoria Secret. La question que l’on est en droit de se poser, ce filon n’est-il pas tari ? Car même moi qui suis un fervent admirateur de l’écrivain je commence à me lasser…

Reste son écriture, légère et aérienne, sans gras superflu et ce je ne sais quoi qui fait son charme ; une sorte de second degré ou d’humour discret généré par l’exagération des situations afin de développer dans la bonne humeur son propos.

C’est court, ça se lit très vite, ce n’est pas désagréable. Point.

 

 

« Il payait cher la décision qu’il avait prise. Mettre fin. Certes, Edith avait un côté rigide pas toujours facile à vivre, mais il ne détestait pas ça, il s’en serait facilement accommodé. Sauf que ce n’était pas le but. Flanquer le feu aux poudres était le but. Rechercher la tension. Cela ne servait plus à rien d’en parler à présent. Il avait fait la seule chose qu’il y avait à faire. Il fallait savoir se couper un bras. La douleur était le gage d’être toujours en vie. (…) Provoquer l’orage. Faire tonner la foudre. Larguer Edith au moyen d’un Post-it était la meilleure façon de se la mettre à dos. Ca n’avait pas loupé. »

 

philippe djianPhilippe Djian   Double Nelson   Flammarion  - 232 pages –

 

 

 

 

 

07:00 Publié dans Français | Tags : philippe djian | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Je ne pense plus lire cet auteur qui m'a déjà trop déçue. C'est souvent plat ou sans intérêt, je trouve...

Écrit par : Violette | 06/09/2021

Répondre à ce commentaire

Je comprends très bien cette réaction. Quant à moi j’ai un lien particulier avec cet écrivain depuis son premier roman, donc ça date ! Arrêter de le lire maintenant me serait plus douloureux que de continuer…

Écrit par : Le Bouquineur | 07/09/2021

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