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06/09/2026

Revue de presse du mois d’août

Les journaux sont de retour dans les kiosques, j’ai donc retrouvé mes sources d’informations pour vous proposer une revue de presse qui a de la gueule.

Débutons avec Le Figaro du 27 août, qui fait une large place au « défi pharaonique d’un écrivain », Antoine Volodine qui « sous le pseudonyme unique d’Infernus Iohannes, publie onze livres chez onze éditeurs, mettant fin à un projet littéraire monumental décrivant un monde postapocalyptique. » Je ne sais pas quoi en penser, en dehors de toutes considérations littéraires, cette annonce ayant plus à mes yeux l’aspect d’une tentative d’entrée dans le Livre Guinness des records qu’autre chose ?

Courrier International n° 1870 propose deux articles sur le roman du québéco-haïtien Thélyson Orélien, C’était ça ou mourir (Grasset), un bouquin où il est question d’exil qui fait l’unanimité dans tous les médias, « l’écriture épouse à la perfection les émotions contradictoires que suscite le déplacement forcé ».

Dans le magazine LIRE je note plusieurs ouvrages mais les critiques sont trop vagues à mon goût, je vais devoir enquêter avant de me lancer : De l’autre côté du lac de Sylvain Prudhomme (Minuit) « L’atmosphère comme le style sont dans les teintes froides, et l’aventure fait place à l’angoisse. » ; Rouges-truites de Pierric Bailly (POL) une structure narrative qui « fait soudain prendre un tour inattendu à l’intrigue et à la tonalité (…) C’est justement cet aspect insaisissable qui rend Rouges-Truites si passionnant. Terrifiant. » Fuck Circus de Esther Teillard (Grasset) « Dans un basculement inattendu, le récit mute en thriller sanglant avec une étrange prise d’otage où la survie de chacun passera par la littérature. Sacrée biture ! » Quant au nouveau roman de Thomas Gunzig, Spectres (Au Diable Vauvert), j’adhère au propos du critique puisque je l’ai lu ! Et je vous en parle demain… « Entre critique radicale du capitalisme et fresque métaphysique, Thomas Gunzig signe un roman de science-fiction vertigineux. »

Je repère dans Rolling Stone de septembre, deux romans à priori faits pour moi, Rêves de train de Denis Johnson (Christian Bourgois), « une fascinante et rapide épopée dans une Amérique en pleine mutation », ainsi que Les Damnés de Los Angeles de Adam Frost (Calmann Lévy), « un polar dans la grande tradition du genre, de Ross MacDonald à Michael Connelly. »

Lu dans la News Letter de Libération : Chez William Boyle, toute la tendresse des femmes ne peut rien contre la destinée. Dans Une affaire de famille (Gallmeister), l’auteur de Brooklyn convoque mafieux brutaux et curé pourri pour régler son compte à une descendance maudite.

Parutions récentes et en vrac : L’Adolescence du perroquet d’Amélie Nothomb (Albin Michel) : Un homme hérite d’un perroquet et découvre les défis de la parentalité animale, explorant les thèmes de l’amour, de la filiation et de la construction de soi. La Solitude des professeurs est infinie de Yannick Haenel (Gallimard) : Un jeune professeur de français découvre la rudesse et les fulgurances du métier d’enseignant en banlieue parisienne. Une Histoires d’amours de Serge Joncour (Albin Michel) : Deux couples se croisent dans un hameau du Morvan autour de la Chapelle des Amants, explorant les thèmes de l’amour et des destins entrelacés. La Hantise de Jean-Philippe Toussaint (Editions de Minuit) : Un roman sur les obsessions et les fantômes du passé. Un roman haletant et vif, porté, entre Paris et Bruxelles, par de fascinants personnages, tout en mystères et faux semblants, dignes des grands romans d’espionnage. Chambre 28 de Jean-Didier (Lune Noire) : Un thriller psychologique où une porte de chambre d’hôpital dérègle une vie. Un thriller paranormal intense, où rien n’est ce qu’il paraît et où chaque page fait monter la tension. J’attends d’avoir d’autres échos car ça m’intrigue…

 

Enfin, ce qu’il faut savoir et retenir :

Olivier Nora lance sa maison d’édition et publiera ses premiers livres en octobre. La figure du monde de l’édition Olivier Nora va lancer sa propre maison avec l’aide du groupe Editis et publiera ses premiers livres en octobre, a-t-il annoncé lundi, quatre mois après s :on éviction de chez Grasset, à l’origine d’une fronde massive d’auteurs contre le milliardaire conservateur Vincent Bolloré : « Olivier Nora Editions (...) a vocation à publier, en vitesse de croisière, entre trente et cinquante titres par an », souligne Olivier Nora, dans un communiqué transmis à l’AFP et révélé par Livres Hebdo. Les deux premiers ouvrages, en octobre 2026, seront Mémoires provisoires de Bernard-Henri Lévy et Sermons sous les décombres de Delphine Horvilleur.

Festival America : Du 24 au 27 septembre 2026, près de 60 figures majeures de la scène culturelle américaine investiront la ville de Vincennes. Une cinquantaine d’auteurs, accompagnés d’une dizaine d’historiens et de journalistes, feront le voyage pour croiser leurs voix et livrer une analyse lucide et sans concession, de l’Amérique contemporaine.  Au programme : plus de 150 rendez-vous pour décrypter, aux côtés du public, les grands défis qui traversent la société américaine. Parmi les invités : Joyce Carol Oates, Laura Kasischke, Jay McInerney, Alison Bechdel,  John Grisham, Sasha Bonét, Colum McCann, Kathryn Stockett, Ta-Nehisi Coates.