09/04/2026
Charles Dickens & Wilkie Collins : Voie sans issue
Charles Dickens (1812-1870), écrivain britannique, est considéré comme le plus grand romancier de l’époque victorienne. Infatigable défenseur du droit des enfants et de la condition féminine, il a écrit de nombreux ouvrages majeurs dont Oliver Twist (1837), David Copperfield (1849) ou Les Grandes espérances (1860).
Wilkie Collins (1824-1899), écrivain britannique de l’époque victorienne, ami de Charles Dickens, est un des précurseurs du roman policier. Très populaire de son vivant, il est notamment l’auteur de La Femme en blanc (1859) et de La Pierre de lune (1868).
Voie sans issue, est un roman à énigme, écrit à quatre mains par Charles Dickens et Wilkie Collins, paru dans le numéro de Noël 1867 de la revue All the Year Round, propriété de Dickens.
Londres au milieu du XIXe siècle. Enfant abandonné dans un hospice, Walter Wilding est néanmoins devenu un négociant en vins prospère. Lorsqu’il apprend que sa mère ne l’était pas et qu’il a involontairement usurpé l’héritage qui lui a permis sa réussite sociale, il décide de retrouver le vrai Walter Wilding pour lui restituer ce qu’il considère être son bien. Les recherches sont difficiles et la voie semble sans issue. Quand la mort le surprend, il a le temps de rédiger son testament et de confier à son nouvel associé, George Vendale, le soin de poursuivre cette quête. Un court roman d’aventures s’en suit nous menant de Londres en Suisse et de folles péripéties dans les Alpes enneigées…
Comme toujours avec ces vieux bouquins, il faut faire abstraction du style de l’époque avec ses naïvetés et les élans lyriques un peu ridicules aujourd’hui etc.
L’intrigue va s’enrichir, d’une histoire d’amour entre Vendale et Marguerite, orpheline dont le tuteur suisse, Obenreizer, est un partenaire commercial de Walter Wilding, d’une escroquerie dont l’auteur va tenter d’assassiner Vendale pour ne pas être démasqué, d’une virée pédestre à travers les Alpes sous les neiges et d’un rebondissement qui permettra de démasquer l’escroc assassin.
On peut supposer que l’angle aventures et polar est dû à Collins, tandis que Dickens s’occupe de traiter le cas des enfants abandonnés.
Un roman sympathique sans être indispensable non plus, vous l’avez compris.
« - Je vous demande pardon, dit le négociant en vins. Soyez indulgente. Je ne peux pas trouver la force d’admettre cette terrible découverte. Nous nous aimions tendrement l’un et l’autre, et je sentais si profondément que j’étais son fils. Elle est morte dans mes bras, madame Goldstraw, morte en me bénissant comme une mère seule peut bénir. Et c’est après tant d’années qu’on vient me dire : elle n’était pas ta mère ! Pauvre de moi, pauvre de moi, je ne sais plus ce que je dis ! s’écria-t-il, comme si l’empire qu’il avait su prendre sur lui-même, un instant plus tôt, s’était évanoui. »
Charles Dickens & Wilkie Collins Voie sans issue 10-18 - 190 pages -
Traduit de l’anglais par Marie-Louise Ripamonti

06:00 Publié dans Etrangers, ROMANS | Tags : charles dickens, wilkie collins | Lien permanent | Commentaires (0) |
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