26/02/2026
Jean-René Van der Plaetsen : La Vie à contre-courant
Jean-René Van der Plaetsen, né en 1962 en République démocratique du Congo, est un journaliste et écrivain français. Il est directeur délégué de la rédaction du Figaro Magazine et membre du jury du prix de Flore depuis sa création en 1994. Petit-fils du général d'armée et Compagnon de la Libération, officier des forces françaises libres dès août 1940 Jean Crépin, avant de devenir journaliste, Jean-René Van der Plaetsen fut soldat (au 7e bataillon de chasseurs alpins, puis Casque bleu au Liban, dans le cadre des missions dévolues à la FINUL).
La Vie à contre-courant, son dernier ouvrage paru récemment, est un recueil de seize nouvelles. Des points communs à plusieurs d’entre elles, l’amour des demeures et de leur architecture, la Normandie que l’écrivain semble bien connaître et son obsession de l’armée, compréhensible à la lecture de sa biographie. Pour ce dernier cas, cette focalisation se retrouve soit directement dans le texte, le narrateur étant un soldat en mission ou désormais retraité, soit dans l’écriture recourant à des formules militaires (« Tel un général qui arrive sur le champ de bataille après la défaite des siens, il était vaincu sans avoir combattu »).
Survol rapide de quelques nouvelles : Un vieil homme russe rêve de voir Saint-Pétersbourg (La retraite de Russie) ; Le narrateur choisit ses taxis en fonction du livre que lit le chauffeur (La tournée des taxis) ; Une grand-mère loue le château familial sans bien réaliser à qui… (Dernier été) ; Un cambrioleur reste coincé dans un conduit de cheminée (La vengeance du baron) ; Un soldat de la FINUL de garde de nuit dans son mirador (Une nuit à Sierra 3) ; Un montagnard tente de réparer une croix sur un chemin de montagne (Les bras en croix) etc…
Je ne dirai pas que c’est mauvais mais je n’ai pas été emballé outre-mesure par ce bouquin, même s’il se dégage de ce recueil une douce nostalgie qui n’est pas désagréable. Le vrai bon point, c’est que c’est très bien écrit, par contre l’intérêt des textes est assez faible et la nouvelle étant un genre qui souvent trouve son aboutissement dans sa chute, ici, c’est le point faible, soit la chute est quelconque (souvent), soit elle est carrément nunuche/prévisible (parfois), la seule que j’ai aimée est celle-ci « Au réveil, tandis qu’elle enfilait ses bas sur des jambes qui n’en finissaient pas, elle rompit notre silence. Etes-vous libre demain ? J’acquiesçais d’un signe de tête : j’étais toujours libre. Alors venez à mon mariage, reprit-elle. Je tiens à vous y voir. » (Faire-part).
« Si Balzac devait réécrire aujourd’hui Splendeurs et Misères des courtisanes ou Les Illusions perdues, Eugène de Rastignac et Lucien de Rubempré ne partiraient plus à la conquête de Paris, mais à celle de la province, où peuvent s’épanouir plus librement l’ambition et le désir d’action que dans les métropoles ceinturées par des banlieues tristes et hostiles, quand elles ne sont pas tout simplement dangereuses. » [La Vengeance du baron]
Jean-René Van der Plaetsen La Vie à contre-courant Editions du Rocher - 195 pages -
06:00 Publié dans NOUVELLES | Tags : jean-rené van der plaetsen | Lien permanent | Commentaires (0) |
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