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12/12/2012

J.R.R. Tolkien

C’est aujourd’hui mercredi que sort sur les écrans le film Le Hobbit de Peter Jackson, tandis que de son côté France2 diffuse les dimanches, les trois volets du Seigneur des anneaux. Tous ces films ayant été adaptés de l’œuvre de J.R.R.Tolkien, il est temps de nous pencher sur cet écrivain.

JRR Tolkien.jpgJohn Ronald Reuel Tolkien, écrivain, poète, philologue et professeur d’université anglais est né le 3 janvier 1892 à Bloemfontein (Afrique du Sud) et il est décédé le 2 septembre 1973 à Bournemouth (Grande-Bretagne). Il est principalement connu pour ses romans Le Hobbit et Le Seigneur des anneaux.

Après des études à Birmingham et à Oxford et l’expérience traumatisante de la Première Guerre mondiale, Tolkien sert comme officier de transmissions pendant la bataille de la Somme mais victime de la fièvre des tranchées, une maladie transmise par les poux qui pullulent dans les tranchées, il est renvoyé en Angleterre le 8 novembre 1916. Affaibli, Tolkien passe le reste de la guerre entre des hôpitaux et des postes à l’arrière, étant jugé médicalement inapte au service général. Il deviendra professeur assistant de langue anglaise à l’université de Leeds en 1920, puis professeur de vieil anglais à l’université d’Oxford en 1925 et professeur de langue et de littérature anglaises en 1945, toujours à Oxford. Il prendra sa retraite en 1959. Dans les années qui suivent, il acquiert une célébrité croissante en tant qu’écrivain mais devient de plus en plus méfiant devant l’émergence de communautés de fans.

Expert en langues et en mots, Tolkien a inventé le personnage du Hobbit pour ses enfants. Un petit personnage assez tranquille et aimable qui sera embringué malgré lui par Gandalf le Magicien dans la quête d’un trésor volé et gardé par un dragon ; elfes, invisibilité, combats terrifiants, le pauvre hobbit traversera les épreuves victorieusement avant d’enfin pouvoir regagner son domicile douillet. Le roman, Bilbo le hobbit, publié en 1937 est devenu au fil des ans un succès international phénoménal, traduit dans presque toutes les langues. Il connut un effet accélérateur au milieu des années 60 quand il devint un des livres de chevet des hippies qui l’emportaient dans leurs pérégrinations à travers le monde. Pour ma part, c’est au début des années 70 que je l’ai découvert avec la contre-culture et toutes ses ramifications artistiques ou littéraires.

Sa suite longtemps attendue, Le Seigneur des anneaux, est d’une tonalité plus sombre. Tolkien l’achève en 1948 après plus d’une décennie de travail. La trilogie paraît en 1954-1955 et devient un véritable phénomène de société dans les années 1960, notamment sur les campus américains, tout comme l’avait été Bilbo le hobbit.

De nombreux auteurs ont publié des romans de fantasy avant Tolkien, mais le succès remporté par Le Seigneur des anneaux au moment de sa publication en poche aux États-Unis est à l’origine d’une renaissance populaire du genre. Tolkien est ainsi considéré, pour certains, comme le « père » de la fantasy moderne. Son œuvre a eu une influence énorme sur ses successeurs dans le genre, en particulier par la rigueur avec laquelle il a construit son monde secondaire. Car Tolkien a tout inventé et créé de toute pièce, les mythes, les héros, la géographie de leur pays ainsi que les langues parlées et l’écriture employée. « J’ai toujours regretté la pauvreté des mythes de l’Angleterre, aussi ai-je décidé d’en créer un » disait-il. Pari réussi au-delà de toute espérance.

Le travail sur Le Silmarillion occupe en pointillés les deux dernières décennies de la vie de Tolkien, sans qu’il parvienne à l'achever et il ne sera édité que bien après son décès. Les lecteurs du Seigneur des anneaux attendaient avec impatience cette suite promise, mais ils doivent se contenter du recueil de poèmes Les Aventures de Tom Bombadil (1962) et du conte Smith de Grand Wootton (1967).

Edith Tolkien meurt le 29 novembre 1971 à l’âge de 82 ans et après le décès de sa femme, Tolkien revient passer les dernières années de sa vie à Oxford où il est logé gracieusement par son ancien collège. Le 28 mars 1972, il est fait commandeur de l’Ordre de l’Empire Britannique par la reine Élisabeth II. Lors d’une visite chez des amis à Bournemouth, fin août 1973, il se sent mal, il meurt à l’hôpital le 2 septembre 1973 à l’âge de 81 ans. 

L’œuvre de Tolkien à travers ses personnages et son langage, a fait l’objet de multiples analyses, études universitaires, colloques et chaque lecteur, passé le cap de la première lecture, se croit obligé de prendre le Seigneur des anneaux comme une parabole ou du moins d’y voir les signes d’un message. Pourtant l’auteur s’en est toujours défendu, à ceux qui pensaient y voir une parabole anticommuniste, Tolkien répondit « une allégorie de ce genre est totalement étrangère à ma façon de penser ». De même qu’il n’aimera pas qu’on qualifie la Terre du Milieu de monde « nordique » car il y devine une association sous-jacente avec des théories racistes. La magie n’opère que si l’on veut bien consentir à se laisser emporter par elle, nous conseille-t-il amicalement.   

Que vous alliez voir ou non le film qui sort sur nos écrans, je vous conseille vivement et surtout, si ce n’est déjà fait, de vous plonger dans Bilbo le hobbit puis dans Le Seigneur des anneaux, des bouquins qui marquent l’imagination et laissent des traces indélébiles pour une vie entière. Un avis certifié et testé pour vous ! 

 

 

 

 

 

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