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04/06/2013

André Botella l’interview

andré botellaSi André Botella est aujourd’hui retraité, il n’en est pas moins une jeune plume dont le premier roman, La Cinquième décade, mérite largement qu’on s’y intéresse (1). Comme souvent dans un premier ouvrage, l’écrivain met beaucoup de lui-même et à le lire on devine aisément que l’homme a beaucoup de choses à nous dire. Dans ces conditions il était logique que je lui demande une interview.

 

Bonjour André et merci d’avoir bien voulu répondre aux questions du Bouquineur. Ma première question est évidente autant que nécessaire, pouvez-vous nous donner quelques éléments biographiques permettant d’éclairer les lecteurs sur votre parcours ?

A.B. : Je suis né en Algérie où j’ai vécu jusqu’à l’indépendance. C’est dire que j’ai vécu le terrorisme puis le déracinement. Les années « sixties » ont eu raison de mes études et après un service militaire en Allemagne, j’ai suivi les traces de mon père et je suis entré dans la police, pour terminer après un séjour de trois ans en Nouvelle Calédonie avec le grade de Commandant. Les enquêtes qui m’ont été confiées m’ont entrainé dans la forêt amazonienne, dans le Pacifique ou plus dangereux encore, dans la jungle métropolitaine. A présent je suis à la retraite et me livre raisonnablement à mes passions comme l’ULM, la moto, le bateau, l’informatique et le … ukulélé !

 

Le héros du roman La Cinquième décade est trop crédible pour être purement fictif. Est-ce que je me trompe en disant qu’il y a beaucoup de vous en lui ?

A.B. : Bien sûr, je me suis inspiré des traits de mon caractère pour construire le personnage. Cela m’était plus facile.

 

Votre roman est en deux parties, la première historique, se réfère à la Guerre du Pacifique entre le Japon et les Etats-Unis, la seconde, plus récente est du domaine du polar. La partie historique est particulièrement documentée et j’imagine que vous avez dû faire des recherches. Pouvez-vous nous en dire plus ? Recherches en bibliothèques, sur Internet… ?

A.B. : En fait, mon roman était construit dans ma tête. Mais je me suis rendu compte dès les premières pages qu’il me fallait une documentation plus sérieuse pour rendre cette histoire crédible. J’ai donc du consulter pendant bien des heures des ouvrages sur la Guerre du Pacifique à la bibliothèque Bernheim à Nouméa. De même que je me suis documenté sur les sous-marins auprès d’officiers de la Marine Nationale. Pour ce qui est de la partie policière, cela m’était bien entendu facile.

 

Est-ce que pour vous, ce travail de recherche est une part agréable du métier d’écrivain ou bien étant obligatoire pour votre roman, était-il une « corvée nécessaire » ?

A.B. : Au début cette recherche sur historique sur la Guerre dans le Pacifique, si elle m’apparaissait nécessaire, me rebutait un peu. Ce n’était pas mon objectif premier. Puis peu à peu j’ai été captivé pour y éprouver un réel plaisir. 

 

Comment vous est venue l’idée de ce roman ? Est-il basé sur un fait réel que vous avez enjolivé ou bien est-ce une invention totale ?

A.B. : Quand la réalité me lasse, je ferme les écoutilles et je m’invente des histoires. Je voulais aussi faire partager mon amour de la NouvelleCalédonie. Cette histoire s’est construite et j’ai eu alors le besoin impérieux de la raconter. Pour répondre à votre question sur la véracité, je ferai « la précieuse » et vous rappelle la citation de Tom Clancy « Comme beaucoup de mensonges vraisemblables, celui-ci comportait une grande part de vérité. » 

 

Pour un premier roman, je l’ai trouvé particulièrement bien écrit et construit. Avez-vous suivi des stages d’écriture ou est-ce un don, l’acte d’écrire vous étant naturel ?

A.B. : Merci de vos compliments et de votre indulgence. Durant toute ma carrière de policier, j’ai eu à rédiger des procédures et des rapports de synthèse. Par ailleurs, je suis un dévoreur de livres. Ces deux éléments conjugués m’ont assurément facilité la tâche.

 

Avant de livrer votre ouvrage au regard des lecteurs anonymes, l’avez-vous fait lire autour de vous à vos proches pour qu’ils en corrigent les imperfections ou vous suggèrent des modifications ?

A.B. : Le manuscrit achevé, le doute s’installe. Peut-il plaire ? Les personnes de mon entourage à qui je l’ai fait lire m’ont encouragé à le faire publier. L’approbation du comité de lecture de mon éditeur a déjà été pour moi une grande satisfaction.

 

Vous nous avez dit que vous lisiez beaucoup, pouvez-vous nous citer des romans ou des auteurs que vous appréciez particulièrement ?

A.B. : Il m’est impossible de m’endormir sans lire au moins une dizaine de pages. J’aime en général la littérature américaine, le thriller, le roman d’espionnage, d’aventure. Et pour cela, je trouve mon compte avec Tom Clancy, Robert Ludlum, Di Mercurio, Harlan Coben entre autres, et un auteur sud-africain prolifique, que je recommande, Wilbur Smith.

 

Pensez-vous que lire incite à écrire ?

A.B. : Incontestablement pour peu que l’on puisse fermer « les écoutilles » et s’inventer des histoires.

 

Et maintenant ? Un autre roman est-il en gestation ? Et si oui, sera-t-il dans la même veine, polar et aventures ?

A.B. : Oui. L’histoire sera encore entre police et aventure mais la documentation n’est pas facile. Je peine…

 

André, si je peux me faire le porte-parole de vos lecteurs, sachez que nous vous soutenons et que nous avons hâte de vous lire à nouveau.

 

 

(1) J’ai lu le roman La Cinquième décade et j’ai été impressionné par sa qualité pour un « jeune » écrivain. Il y a deux parties, la première historique, qui revient sur la guerre du Pacifique entre le Japon et les Etats-Unis et qu’on assimilera à un roman de guerre, où l’on suit un sous-marin nippon transportant un chargement d’or qui s’échoue au large de Nouméa. La seconde, plus polar et aventures où des chasseurs d’épaves vont se disputer le butin. Un roman très bien construit et dense, dont l’intérêt ne faiblit pas, ce qui est rare chez les écrivains débutants. Comme de plus, l'auteur se sert de son expérience personnelle et professionnelle sur les lieux-mêmes pour alimenter son intrigue, on passe un très bon moment à lire ce roman exotique haut en couleurs. 


Si le bouquin vous tente, vous pouvez en feuilleter les premières pages et l’acquérir ici sur Amazon 

 

 

09:53 Publié dans Les interviews | Tags : andré botella | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |